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iFeel4 — 2017

iFeel3 — 2016

iFeel2 — 2012

iFeel4

Dance show

2017

 Photos: © Christian Lutz 

Choreography and dance: Marco Berrettini
Music: Summer Music / Marco Berrettini and Samuel Pajand
Piano and voice: Samuel Pajand
Scenography and lights: Victor Roy
Costumes and accessories: Séverine Besson
Technical director: Pierre Montessuit
Administration and diffusion: Tutu Production – Pauline Coppée
Production: *MELK PROD. (CH) / Tanzplantation (F)
Coproduction: Association pour la Danse Contemporaine Genève – adc, BIT Teatergarasjen – Norvège / House on fire – Programme Culture de la Commission Européenne, Centre national de la danse, Pantin
Supports: Ville de Genève, Pro Helvetia, Loterie Romande, Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France – Ministère de la culture et de la communication, Fonds SSA

iFeel4 opens with a solo trance that revives with the disco roots of Marco Berrettini, German disco dance champion in 1979, and a children-choir slowly detaching from the audience. On serial and lyrical pop music with a metaphysical and philosophical content, composed on piano by Samuel Pajand, the children’s choir begins, spins, regroups, sings and punctually covers masks recalling the Greek tragedy bathed in the cult of primitive mysteries and translated in the form of facebook-emoticons declined in the tints of the human aura. By successive steps, the figure of the child is here a source of energy which invites to dream, to create, to think.
From Victor Hugo (calling to the barrier of the Miserables by a people of children too often betrayed and repressed) to Rilke (“You must change your life” to meet the sublime), passing through Hesse (“Universe”), there are many influences. And it’s of great intelligence, for the one’s who remember Sorry, do the Tour! (2002), inspired by the “Opening Night” by Cassavettes, exploring aging, time passing, desire for dance and the envy of others.

Mystical and Sufi Asceticism
After a duet in side steps and bare busts iFeel2 and reinterpreted diagonals iFeel3, here is a solitary icon slipping a side step, turning 360 °. The pelvis is delicately fevered with funky groovy swaying, arms bring back the space to the performer like a throbbing heart, his look in the form of a plea addressed to the public to dance together. Its form and its subversion derive from the mystical asceticism and sufism. The movements vary at each turn their rhythm and amplitude, tending towards a frenzied desperation that is racing on itself, repatriating in a decelerated way the lines of body of Travolta in Saturday Night Fever. An invitation to the other that proceeds in small psychological and physical steps.

Bertrand Tappolet – Le Courrier, 5th April 2017

iFeel4 s’ouvre sur une transe solo qui renoue de manière décalée avec les racines disco de Marco Berrettini, champion d’Allemagne de danse disco en 1979, et une choralité enfantine se détachant lentement du public. Sur des musiques sérielles et lyriques pop au contenu métaphysique et philosophique, composées au piano par Samuel Pajand, le choeur enfantin se met en marche, essaime, se regroupe, chante et revêt ponctuellement des masques rappelant la tragédie grecque baignant dans le culte des mystères primitifs traduit sous formes d’émoticônes facebook déclinés dans les teintes de l’aura humaine. Par touches successives, l’enfantin est ici une source d’énergie qui invite à partir, créer, penser.

De Hugo (l’appel à la barricade des Misérables par un peuple d’enfants trop souvent trahi et réprimé) à Rilke («Tu dois changer ta vie» pour rencontrer le sublime), en passant par Hesse («chacun de nous contient l’univers tout entier»), les influences sont multiples. Et c’est formidable d’intelligence, de celle qui s’est souvenue de son Sorry, do the Tour! (2001), pièce inspirée de l’Opening Night de Cassavettes, explorant le vieillissement, le temps qui passe, le désir de danse et l’envie des autres.

Ascèse mystique et soufiste
Après un duo en pas de côté et bustes dénudés (iFeel2) et les diagonales réinterprétées (iFeel3), voici une icône solitaire glissant un pas de côté, tournant à 360°. Le bassin est délicatement enfiévré de déhanchements funky groovy, les bras ramènent l’espace au performeur comme un coeur palpitant, son regard en forme de supplique adressée au public pour danser de concert. La forme et sa subversion tiennent de l’ascèse mystique et soufiste. Les mouvements varient à chaque tour leur rythme et amplitude, tendant vers une désespérance frénétique qui s’emballe sur elle‐même, rapatriant de manière décélérée les lignes de corps de Travolta dans « Saturday Night Fever ». Une invite à l’autre qui procède par petites étapes psychologiques et physiques.

Bertrand Tappolet – Le Courrier, le 5 avril 2017

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